Tout savoir sur la micro-mobilité électrique

Plus d'un million de trottinettes électriques vendues circuleront en France en 2022 ! Et ce ne sont pas les seules à séduire un nombre grandissant de citadins. D’autres engins zéro émission au look futuriste se font une place de choix dans le quotidien des Français. Zoom sur la micro-mobilité électrique, un phénomène qui change le paysage urbain.

Qu’est-ce que la micro-mobilité électrique ?

La micro-mobilité électrique fait référence à une nouvelle génération de moyens de transport électriques. Nommés engins de déplacement personnels motorisés (EDPM), ils ont en commun d’être utilisés pour circuler facilement et rapidement sur de courtes distances. Ils possèdent une autonomie moyenne de 20 à 40 km et se rechargent via des prises de courant classiques.

Le plus répandu est la trottinette, mais on trouve également :

  • le gyropode, plateforme dotée de 2 roues parallèles et d’un guidon, sur laquelle on se tient debout ;
  • l’overboard (ou gyroskate), qui ressemble à un skate-board électrique ;
  • la gyroroue (ou monoroue), descendante du monocycle.

A noter

Les engins de micro-mobilité ont fait l’objet d’une nouvelle réglementation, entrée en vigueur fin 2019, pour protéger utilisateurs et piétons.

Micro-mobilité et mobilité électrique, quelles différences ?

La mobilité électrique qualifie la capacité à se déplacer grâce à un véhicule (généralement une voiture) partiellement ou totalement alimenté à l’électricité. Quant à la micro-mobilité électrique, elle désigne spécifiquement les moyens de transport petits, compacts et portables.

Si toutes deux apportent des solutions aux enjeux environnementaux, notamment en réduisant l’empreinte carbone du 1er secteur émetteur de CO2 en France, la micro-mobilité et la mobilité électrique n’entrent pas pour autant en concurrence.
Au contraire, elles se complètent car elles répondent à des besoins différents. Alors que les engins de micro-mobilité électrique permettent de faire des trajets de moins de 10 km en centre-ville, les voitures électriques, dont l’autonomie ne cesse de s’allonger, offrent la possibilité d’effectuer de grandes distances en ville comme hors agglomération.

Les EDPM sont donc plutôt des alternatives aux bus, métro et tramway. Certains piétons pressés s’en servent aussi pour rejoindre une gare, un covoiturage ou assurer une correspondance.

Vous êtes l’heureux propriétaire d’une voiture électrique ?
Avec l’offre Vert Électrique Auto, faites le plein à moitié prix pendant les Heures Creuses !

Vous aimeriez vous lancer mais ne savez pas quel EDPM adopter ? Nous en avons sélectionné 3 : la trottinette, l’overboard et la gyroroue. Voici de quoi vous aider à trancher.

La trottinette, l’engin de déplacement urbain électrique le plus accessible

« J’habite dans le 19e et je travaille dans le centre de Paris », raconte Sofiane, qui a acheté une trottinette électrique il y a 2 ans. « Elle m’a permis de diviser par 2 mon temps de trajet : je suis passé de 30 minutes de métro à un quart d’heure de trottinette. J’apprécie le côté pratique – j’arrive directement en tenue sans avoir transpiré, je la laisse au vestiaire et ma journée peut commencer –, et la liberté qu’elle m’offre – aller travailler cheveux au vent et ne plus dépendre des transports en commun. Avec son autonomie de 20 km, je fais un aller-retour et demi et la recharge principalement au travail (mon employeur me l’autorise). Les critères d’achat importants selon moi ? La résistance de la batterie, la sécurité et la qualité des amortisseurs. »

Vous préférez la bicyclette à la trottinette ?
On vous explique comment bien choisir votre vélo électrique et devenir un adepte de la mobilité électrique en deux-roues.

Overboard : avantages et inconvénients de ce mode de déplacement électrique

Assez abordable financièrement (comptez entre 200 et 400 €), il se recharge en 1 à 2 heures seulement contre plus de 5 pour une trottinette. En revanche, sa prise en main est moins intuitive. Il faut se pencher dans la direction où l’on souhaite aller (avant ou arrière), ce qui oblige à garder un bon équilibre et sollicite les muscles du dos. Le top pour se tonifier ! Ses roues de petite taille, qui rendent le franchissement des trottoirs difficile, en font une solution plus adaptée aux loisirs qu’à des déplacements électriques quotidiens.

C’est ce que vous recherchez ? Regardez du côté des modèles tout-terrain pour en profiter pleinement.

Micro-mobilité électrique : la gyroroue est-elle faite pour vous ?

Fonctionnant grâce à l’effet gyroscopique comme l’overboard, ce moyen de transport électrique se pilote également en inclinant le corps vers l’avant ou l’arrière. Pour tourner, il suffit d’appuyer sur la jambe droite ou sur la gauche. Oubliez la gyroroue si vous manquez de patience : il faut souvent plusieurs heures d’entraînement avant d’être à l’aise, mais une fois maîtrisée, elle est parfaite pour s’amuser et même s’offrir quelques sensations. Avec sa grande maniabilité, vous ne résisterez pas longtemps à l’envie de vous aventurer loin du bitume et de tester la marche arrière.

Notre conseil : optez pour un modèle équipé d’un trolley, vous pourrez traîner votre gyroroue derrière vous en marchant.

Votre décision se précise ? On vous propose un petit brief sécurité.

Comment limiter les risques d’accidents lors des déplacements électriques ?

Au même titre qu’un vélo ou un scooter, les nouveaux moyens de transport citadins peuvent être dangereux. 105 accidents impliquant des trottinettes électriques, dont certains mortels, ont été recensés à Paris entre janvier et mai 2021. Une grande vigilance s’impose donc à bord de ce genre de bolide éco-friendly.

Voici quelques règles du code de la route à respecter pour que la cohabitation avec les autres usagers se passe comme sur des roulettes :

  • En agglomération, un EDPM doit circuler sur les bandes et pistes cyclables quand il y en a ou sur les routes limitées à 50 km/h. Les trottoirs sont interdits.
  • Pour accéder à la voie publique, le véhicule doit être bridé à 25 km/h.
  • Le port du casque n’est pas obligatoire mais vivement conseillé. En revanche, le conducteur est tenu de porter un vêtement rétro-réfléchissant de nuit et de jour par mauvais temps.
  • L’EDPM doit être équipé de feux avant et arrière, de dispositifs qui renvoient la lumière, de freins et d’un avertisseur sonore.

Vous voilà paré à sauter le pas de la micro-mobilité électrique !

Notes de bas de page
  1. https://fr.statista.com/infographie/27049/micro-mobilite-ventes-trottinettes-electriques-en-france/ 1 .
  2. https://www.ademe.fr/expertises/mobilite-transports/passer-a-laction/solutions-technologiques/lelectromobilite-vecteur-mobilite-durable 2 .
  3. https://www.latribune.fr/supplement/la-micro-mobilite-electrique-gagne-la-ville-789943.html 3 .
  4. https://www.securite-routiere.gouv.fr/reglementation-liee-aux-modes-de-deplacements/reglementation-des-edpm 4 .