Comprendre et maîtriser la consommation de votre chaudière à gaz
Vous vous chauffez au gaz ? Voici nos conseils pour tout savoir sur les différents types de chaudière à gaz, de leur consommation à leur entretien. Comment en tirer le meilleur parti, et le cas échéant, choisir judicieusement un modèle de chaudière nouvelle génération ? On vous dit tout !
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Quelle est la consommation moyenne d’une chaudière à gaz ?
Chauffage, eau chaude, cuisson… La bonne chaudière à gaz pour le bon usage
Le gaz naturel est l’une des énergies les plus utilisées par les Français, que ce soit pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire et bien sûr pour cuisiner. Sa souplesse d’usage, son confort d’utilisation et sa capacité à chauffer des surfaces importantes sont les raisons du succès du « gaz de ville » dans l’habitat collectif, les immeubles citadins et les grandes maisons familiales.
Et c’est vrai : le chauffage central d’un logement offre un confort thermique sans égal, avec une diffusion homogène de la chaleur. Pour l’eau sanitaire, pas besoin de ballon d’eau chaude. On peut donc l’utiliser sans contrainte. Enfin, en cuisine, les brûleurs d’une cuisinière à gaz permettent de moduler avec précision la cuisson et de passer en un clin d’œil du mijotage au rissolage… Bref, les chefs cuisiniers ne jurent que par eux.
Pourtant, il y a chaudière à gaz… et chaudière à gaz ! Car les modèles ont évolué pour se conformer à des usages moins énergivores, impactant directement la consommation de votre chaudière à gaz.
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Classique, à basse température, à condensation… Le point sur les différents modèles
La chaudière à gaz classique, un équipement qui touche à sa fin…
Si elle permet une montée en température rapide (elle fonctionne à haute température, de 60 à 80 °C), votre « vieille chaudière » pénalise votre consommation d’énergie en raison d’un rendement insuffisant (pas plus de 80 %). Vous devez donc l’utiliser à plein régime pour être bien chauffé. Un peu comme une vieille voiture, votre chaudière consomme beaucoup pour « rouler » !
Si votre logement est équipé de ce type de chaudière, vous devrez changer de modèle quand viendra le moment de la renouveler. En effet, depuis 2018, la réglementation ne permet plus d’acquérir ce type d’appareil trop énergivore.
La chaudière à gaz à basse température : la version intermédiaire
Comme son nom l’indique, cette chaudière à gaz chauffe l’eau du réseau de chauffage à une température plus faible (40 °C) qu’une chaudière classique. Ses fumées sont également rejetées à plus basse température, ce qui facilite leur évacuation. Et, petit bonus : les modèles Bas Nox, sur le marché depuis quelques années, produisent moins d’oxyde d’azote (NOx) est sont donc moins polluantes.
Attention, « basse température » ne signifie pas que vous serez moins bien chauffés. Juste que la montée en température dans le réseau d’eau des radiateurs est un peu plus longue. Vous bénéficierez toujours d’une diffusion lissée, constante et homogène de la chaleur.
Associé à des radiateurs basse température ou à un plancher chauffant, ce type de chaudière offre un confort thermique idéal pour les maisons bien isolées ou les petits appartements. Cerise sur le gâteau : son petit prix, qui fait aussi partie de ses atouts !
La chaudière à gaz à condensation : le top ?
C’est incontestablement la grande gagnante en termes de rendement ! Tout comme une chaudière classique, elle fonctionne en brûlant du gaz pour chauffer l’eau circulant dans les tuyaux de vos radiateurs et de votre chauffe-eau.
C'est à l’étape suivante que tout change… La chaleur des fumées de combustion est réintroduite dans le circuit de chauffage pour être réutilisée. C’est pourquoi son rendement, peut atteindre 95 %, voire 120 % pour les derniers modèles dits THPE (très haute performance énergétique). Le coût de ces modèles est élevé mais baisse régulièrement et l’investissement vaut le coup !
Une calculette pour estimer votre consommation de gaz naturel
Sachant qu’en moyenne, le chauffage représente environ 66 % des dépenses d’énergie d’un ménage… Estimer votre consommation est une bonne façon d’anticiper vos dépenses d’énergie.
La démarche n’est pas simple car il faut combiner différents paramètres : qualité de l’isolation du logement, surface de l’habitation, nombre de personnes du foyer, type de chaudière adopté, etc.
Le site d'information du médiateur national de l'énergie a publié une calculette qui vous permettra d’estimer facilement votre consommation. On y apprend par exemple que pour une maison récente de 100 m2 située dans une grosse agglomération, logeant 4 personnes, équipée d’une chaudière à condensation subvenant à leurs besoins en chauffage, eaux chaude et cuisson, la consommation annuelle est d’environ 7100 kWh. Il suffit de multiplier ce chiffre par le prix du kWh appliqué par le fournisseur pour connaître le coût de la consommation.
Comment calculer la consommation d’une chaudière à gaz ?
La méthode pour calculer la consommation d’une chaudière à gaz
- Commençons par les critères qui vont déterminer la puissance nécessaire de votre chaudière… C’est parti !
- Votre situation géographique et l’indice de température extérieure – ou ITE - qui y est associé. Cet indice est fondé sur les températures les plus basses enregistrées dans une région, sur un minimum de 5 jours dans l'année et sur une période de 30 ans, puis corrigées par une moyenne des variations climatiques. L’indice peut varier d’une valeur de 19 si vous habitez dans une station des Hautes Alpes, à une valeur de 5 pour une maison du Sud de la France au bord de la Méditerranée.
- Le coefficient de consommation d’énergie primaire concerne la qualité d’isolation du logement. Il mesure la différence entre la consommation d’énergie dite primaire et la consommation finale, qui est l’énergie « gaspillée » par une mauvaise isolation. Par exemple, un coefficient d’énergie de 2,3 signifie qu’il a fallu produire 2,3 kWh d’énergie pour une consommation d’1 kWh. Plus ce coefficient est élevé, plus il révèle une importante quantité d’énergie « gaspillée » dû une mauvaise isolation. Il sera à 2 pour une maison bien isolée et à 1,5 pour une maison très bien isolée.
- Le coefficient de déperdition d’énergie dépend du volume à chauffer, du coefficient d’énergie, des ventilations…Une échelle simplifiée estime qu’à un coefficient de 0,6, une maison est très bien isolée, de 1 à 1,4 elle est moyennement isolée, à 2 et moins elle est mal ou pas du tout isolée.
- La température voulue : c’est la température moyenne dont vous souhaitez bénéficier dans les pièces à vivre.
Tous ces paramètres entrent dans le calcul en fonction de la puissance de votre chaudière… Pour résumer :
Puissance chaudière = coefficient de consommation d’énergie x (température voulue + indice de température extérieure) x volume à chauffer x déperdition d’énergie.
À titre d’exemple de référence, la puissance de la majorité des modèles des chaudières à gaz à condensation est comprise entre 5 kW et 25 kW. Mais il faudra une puissance de 25 kW pour chauffer une grande maison mal isolée en région froide !
Si votre logement est équipé d’une chaudière à gaz, ce calcul vous permettra de comparer le résultat avec la puissance indicative de votre appareil et savoir si sa puissance est bien adaptée à votre logement.
- Reste à calculer la consommation de votre chaudière… ce qui n’est pas la même chose ! La formule est cette fois :
Puissance de l’appareil x nombre d’heures d’utilisation/jour x nombre de jours d’utilisation/an = consommation en kWh.
Par exemple, pour une chaudière de 15 kWh utilisée 5 heures par jour, 280 jours /an : 15 x 5 x 280 = 21 000 kWh.
Vous y êtes ? Bravo ! Vous disposez maintenant d’une information utile, à comparer à la consommation estimée pour votre foyer (celle indiquée dans la calculette du médiateur national de l’énergie).
Si vous constatez une forte différence mettant en évidence une surconsommation de votre chaudière, c’est que celle-ci n’est pas adaptée à vos besoins !
- Pour quelle facture moyenne de gaz ?
Une fois que vous avez obtenu un nombre de kWh par semaine, par mois ou par an en fonction de la formule appliquée, il ne vous reste plus qu'à le multiplier par le prix du kWh de gaz facturé par votre fournisseur d'énergie. Après les calculs, passons à l’entretien…
L’entretien de votre chaudière à gaz, le secret pour maîtriser votre consommation
L'âge de votre chaudière à gaz et son entretien régulier ont un impact direct sur votre consommation et donc sur votre facture !
Propriétaire ou locataire : qui est chargé de l’entretien de la chaudière à gaz ?
Si vous êtes locataire, le contrôle annuel obligatoire est à votre charge, sauf si vous êtes chauffé par une chaudière collective : dans ce cas, c’est au propriétaire ou au syndicat de copropriété de l’immeuble de prendre en charge l'entretien de la chaudière gaz.
Si la chaudière est hors d’usage, c’est à votre propriétaire de payer le nouvel équipement ainsi que son installation.
Comment se déroule la révision de votre chaudière à gaz ?
Ce qui est fait n’est plus à faire 🙂. Contactez un professionnel certifié pour un rendez-vous d’entretien pour votre chaudière à gaz. Ce spécialiste vérifiera votre chaudière, s’occupera de son nettoyage et de son réglage, et mesurera pour finir les émissions de polluants atmosphériques de votre chaudière.
Il pourra aussi vous conseiller pour bien régler votre chauffage, moduler la température d’une pièce à l’autre avec vos thermostats, ou changer en cas de besoin une option d’usage sur votre chaudière.
Dans les 15 jours suivant sa visite, il vous enverra une attestation d’entretien de votre chaudière à gaz. Ce document est à conserver précieusement.
Le coût d’entretien d’une chaudière à gaz
Comptez à partir de 120 € par an si vous souscrivez un contrat d’entretien auprès d’une entreprise qualifiée.
Nos conseils pour entretenir au mieux votre chaudière à gaz
Programmez l’entretien de votre chaudière à gaz
Le printemps, marque la fin de la période de gel, c’est le moment idéal pour l'entretien annuel obligatoire de votre chaudière. Un entretien régulier réduit l'usure et la consommation de combustible et permet donc des économies.
Il améliore aussi l'efficacité énergétique, réduisant ainsi l'impact environnemental et le risque d'intoxication au monoxyde de carbone (CO). Le technicien vérifie les émissions de CO et l'état du conduit de cheminée pour assurer sécurité et conformité.
Les écogestes à adopter pour réduire la consommation de votre chaudière à gaz
Assurez-vous de la bonne isolation de votre logement
Pour cela, vérifiez plusieurs choses. Renseignez-vous sur la date de construction de votre habitation - plus celle-ci est ancienne, moins elle sera bien isolée. Identifiez ensuite les lacunes d'isolation que peut présenter le bâtiment : simple ou double vitrage aux fenêtres, courant d'air ressenti à proximité des ouvertures (fenêtres, portes) ou dans les parties annexes (combles, garage…).
Et bien sûr, si vous avez trop froid l’hiver ou trop chaud l’été dans votre logement, vous aurez déjà senti l’impact d’une mauvaise isolation sur votre confort et sur votre facture. Une seule solution : isolez ce qui doit l’être.
Programmer vos thermostats
Un programmateur de chauffage électrique, connecté ou non, peut réduire votre consommation d'énergie jusqu'à 15 %. Relié à votre chaudière à gaz et à des robinets thermostatiques placés sur vos radiateurs, il ajuste la température en fonction des apports de chaleur extérieurs et intérieurs. Facile à installer et à programmer, il vous permet de réguler le chauffage en fonction de votre présence. Les thermostats intelligents peuvent même anticiper vos besoins de chauffage, et les modèles connectés offrent un contrôle à distance, y compris pièce par pièce.
Baisser sa température d’1 °C
Souvenez-vous de ce mantra pendant le confinement… Il n’a pas pris une ride : en baissant votre chauffage d’un degré, vous pouvez réaliser jusqu’à 7 % d’économies ! En 2024, ces économies se chiffrent entre 120 et 750 € par an, en fonction de votre consommation.
Réduire la température de l’eau chaude sanitaire
Assurez-vous que la température de l'eau chaude de votre chaudière ne dépasse pas 50 °C. En général, un professionnel ajuste ce réglage lors de l'entretien, mais vous pouvez le faire vous-même.
Pour atteindre plus rapidement la température d’eau idéale, installez des robinets mitigeurs thermostatiques qui délivrent au degré près le mélange eau chaude/eau froide. En cuisine, des robinets équipés de systèmes réducteurs de débit contribueront également à limiter la consommation d'eau, eau chaude comprise.
Et s’il était temps de changer votre chaudière à gaz ?
Ces critères qui vous disent que votre chaudière a fait son temps
L’âge de votre chaudière à gaz
Un ancien modèle de chaudière à gaz classique, c’est-à-dire âgé de plus de 15 ans, présente un rendement énergétique bas, peine à vous chauffer pour moins de confort thermique et une plus grande consommation d’énergie qu’un modèle récent.
Peu efficace, votre ancien système de chauffage n’est pas non plus écologique puisqu’il émet davantage de CO2, et encore moins fiable : en cas de panne, vous risquez de ne plus trouver de pièces de rechange…
Une consommation de gaz excessive, signe d'usure
Il se peut que votre installation soit récente (moins d’une dizaine d’années) mais déjà moins efficace. Un embouage de l’appareil (accumulation de dépôts divers et de boues présentes dans l’eau) ou la corrosion des circuits métalliques peuvent être en cause.
Une consommation excessive sera alors l’indicateur principal de l’usure de votre chaudière. Et le bilan d’entretien annuel vous permettra de le confirmer. Si c’est le cas, il est temps de changer de chaudière !
Les avantages à changer de chaudière à gaz
Une efficacité énergétique nouvelle génération grâce aux avancées technologiques
Les nouveaux modèles de chaudière TPHE à condensation, voire à micro-génération, présentent des performances optimales selon l’ADEME. Elles vous permettront des économies de l’ordre de 15 à 20 % par rapport à une chaudière moderne standard et jusqu’à 40 % par rapport à une chaudière de plus de quinze ans.
Elles vous feront aussi gagner de la place, car elles sont plus compactes, et peuvent être installées dans une cuisine par exemple.
- L’indice ITE est défini par la norme P 52-612/CN. Une carte des régions avec leurs ITE respectives a été élaborée par l’AFNOR à partir de cette norme. Voir https://www.dunod.com/sites/default/files/atoms/files/Feuilletage_3966.pdf 1 .
- https://calculettes.energie-info.fr/calculettes/estimation-gaz 2 .
- https://www.seine-et-marne.gouv.fr/contenu/telechargement/5060/35939/file/FIC_20100400_conso_logt.pdf 3 .
- https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/entretien-inspection-systemes-chauffage-climatisation 4 .
- ADEME https://librairie.ademe.fr/energies/7722-comment-passer-un-hiver-tout-confort--9791029724459.html 5 .
