Gaz vert : tous les secrets de la production de biogaz
Article actualisé le 28/05/2025
Le biogaz, appelé aussi gaz vert ou biométhane, est une énergie verte qui a bien des qualités : valorisation des déchets, réduction des gaz à effet de serre, création d’emplois… De la matière première à l’injection dans le réseau en passant par sa fabrication, levons le voile sur les mystères de la production de biogaz !
La méthanisation : la production de biogaz inspirée de la nature
Il faut savoir que la méthanisation est un procédé naturel de dégradation de la matière organique. Cette dégradation peut se produire dans les marais, les décharges et même dans l’appareil digestif de certains animaux et insectes. Pendant sa décomposition dans un milieu privé d'oxygène, une partie des matières organiques se transforme naturellement en gaz méthane. Dans les installations de méthanisation, on reproduit donc cette même technique pour la production du biogaz. Pour obtenir du gaz vert, il suffit juste de copier la nature !
La production de biogaz et de biométhane, étape par étape !
#1 Les matières premières
Pour la production du biogaz, une installation de méthanisation a besoin d’être alimentée en matières organiques de bonne qualité :
- Déchets agricoles ou de l’industrie agro-alimentaire
- Résidus de cultures (oignons, pommes de terre…)
- Ordures des ménages ou des restaurants
- Boues de stations d’épuration…
#2 La digestion
Contrairement à la production d’électricité verte, où les déchets organiques sont brûlés, les matières premières sont triées et placées dans une grande cuve appelée « digesteur ». Elles sont brassées et chauffées pendant plusieurs semaines dans cette enceinte totalement privée d’oxygène, pour que le gaz vert se forme.
#3 Le résultat
En fin de brassage, deux formes d’énergie sont récupérées :
- Le digestat, un engrais naturel qui permet de diviser par deux l’utilisation d’engrais chimiques d’une exploitation agricole.
- Le biogaz, composé encore à ce stade de méthane (CH4), de dioxyde de carbone (CO2), d’eau et de traces d’autres gaz.
#4 L’épuration
A la fin du processus de production du biogaz, avant d’être injecté dans le réseau pour alimenter nos chaudières à gaz, le biogaz doit être nettoyé de ses impuretés. Objectif ? Répondre à des spécifications techniques et réglementaires très précises. Après ce nettoyage, le biogaz change de nom et devient le biométhane, la version épurée du biogaz.
Le saviez-vous ? 🤔
En dernière étape, comme pour le gaz naturel, le biométhane est odorisé pour pouvoir le repérer rapidement en cas de fuite !
Le gaz vert, un atout pour la transition énergétique !
La filière du biogaz compte plusieurs avantages :
- Ce gaz renouvelable contribue à réduire les émissions de gaz à effets de serre
- La production de biogaz permet de valoriser nos déchets (hop, on recycle au passage !)
- Le procédé de fabrication produit aussi des engrais organiques pour remplacer les engrais chimiques (la qualité de nos sols et nappes phréatiques s’améliore donc aussi !)
- Les bassins d’emplois locaux se dynamisent avec, par exemple, une moyenne de 3 à 4 emplois nécessaires et non délocalisables par installation
Le gaz naturel lui est une énergie fossile, extraite du sous-sol. Ce mélange gazeux d'hydrocarbures provient de la décomposition de matières organiques dans les sous-sols. Il existe donc en quantité finie sur notre planète : d'ici une centaine d'année, il n'y aura donc probablement plus de gaz naturel disponible. A la question : "est-ce que le gaz naturel est renouvelable ?", la réponse est donc non ! Le gaz naturel est cependant l'énergie fossile la moins émettrice de CO2
