SOS, que faire pour améliorer le diagnostic de performance énergétique de votre logement ?
Article actualisé le 08/01/2025
Comme 20 % des Français, vous avez peut-être mal supporté votre logement pendant les confinements1. Cela vous a donné des envies de changement ? Vous prévoyez de vendre et/ou d’acheter un bien mais vous n’êtes pas satisfait de son diagnostic de performance énergétique (DPE) ? Découvrez comment arranger ça !
Le diagnostic de performance énergétique, qu’est-ce que c’est ?
Le diagnostic de performance énergétique est un document (valable pendant 10 ans) qui fournit de précieux renseignements sur la performance énergétique d’un logement, notamment si celui-ci est chauffé au gaz ou au fioul2. Le DPE renseigne aussi sur l’impact environnemental de la maison ou de l’appartement. Il contient notamment deux étiquettes à regarder en priorité :
• Une étiquette énergie qui indique la consommation énergétique annuelle du logement sur une échelle de A (le moins énergivore) à G (le plus énergivore, ce qui suppose des factures d’énergie élevées).
• Une étiquette climat qui renseigne sur la quantité de CO2 émise par le logement, selon la même échelle : A pour des émissions faibles à G pour des émissions importantes.
Concrètement, les étiquettes du DPE se présentent ainsi :
Étiquette climat
Étiquette énergie
En plus de ces étiquettes, le DPE, ou diagnostic de performance énergétique, donne des informations sur la surface et l’orientation du logement, son isolation, les matériaux utilisés, les équipements de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire, ou encore la ventilation.
C’est donc un document très pratique pour vous faire une bonne idée de la qualité d’un bien. Et ce n’est pas pour rien que le DPE doit être obligatoirement fourni à l’occasion :
• de la vente d’un bien immobilier, par l’ancien propriétaire aux acquéreurs (depuis le 1er septembre 2006),
• ou d’une location, par le propriétaire aux locataires (depuis le 1er juillet 2007)3.
Si vous souhaitez déménager, n’oubliez donc pas de jeter un œil au DPE avant de choisir un logement ! Si vous souhaitez acheter, cela vous permettra d'anticiper d'éventuels travaux immobiliers pour la rénovation de votre futur logement. Si vous êtes propriétaire et vendez ou louez votre bien, faites réaliser le DPE de votre maison ou appartement par une entreprise certifiée par le Cofrac (Comité français d’accréditation), sauf si le dernier diagnostic a été réalisé il y a moins de 10 ans et s’il n’y a pas eu de travaux de rénovation entre-temps. En revanche, si des travaux ont été effectués, il peut être intéressant de réaliser un nouveau diagnostic de performance énergétique, car ils ont pu améliorer la performance énergétique du logement.
Mauvais DPE : comment améliorer le diagnostic de performance énergétique de votre maison ou appartement ?
Afin de savoir par où commencer, le diagnostic de performance énergétique de votre logement lui-même peut vous fournir des indices. Il mentionne en effet quelques conseils personnalisés pour réduire votre consommation d’énergie au quotidien, mais aussi les travaux de rénovation à envisager.
Ces travaux de rénovation énergétique sont LE remède clé en cas de mauvais DPE. Ils peuvent concerner :
• L’isolation de votre logement : si votre maison ou votre immeuble ont été construits avant 1974 sans jamais avoir été rénovés, il y a fort à parier qu’ils sont mal isolés, car il n’existait pas encore de réglementation thermique. Dans ce cas, un conseil : commencez par isoler votre toit (25 à 30 % des pertes de chaleur se font par là4), puis vos murs (20 à 25 % des déperditions), vos fenêtres (10 à 15 % des déperditions) et vos planchers bas (7 à 10 % des déperditions). Et c’est encore mieux si vous utilisez un matériau d’origine naturelle (fibre de bois, laine de coton…) pour une isolation écologique et un impact réduit sur l’environnement !
• Le remplacement d’une ancienne chaudière énergivore par un système de chauffage plus performant et plus écologique (pompe à chaleur, chaudière à très haute performance énergétique, chauffage solaire…).
• Pour la production d’eau chaude, l’installation d’un équipement fonctionnant aux énergies renouvelables comme le chauffe-eau thermodynamique ou le chauffe-eau solaire (ils sont non seulement performants, mais en plus ils rejettent moins de CO2 dans l’air).
• Le remplacement de vos anciens convecteurs par des radiateurs électriques de dernière génération, équipés d’un thermostat avec régulation, voire connectés et intelligents.
• Sans oublier la mise en place d’une ventilation efficace, de type VMC, pour assurer la qualité de l’air intérieur.
Enfin, sachez que si vous prévoyez de tels aménagements, des aides financières à la rénovation énergétique peuvent vous aider à les concrétiser.
1 Source : enquête Ipsos réalisée pour l'Association QUALITEL, « Le confinement, révélateur des inégalités dans la qualité du logement »
2 Dans le cas d’un logement chauffé à l’électricité, l’étiquette énergie est biaisée et la performance énergétique mal favorisée car le DPE est exprimé en énergie primaire, c’est-à-dire que les consommations électriques sont multipliées par 2,58.
3 Source : ministère de la Transition écologique, Diagnostic de performance énergétique
4 Source : Ademe, « Isoler sa maison »
